Loyoly Talks - Episode 11

Les secrets d'un branding au top (avec Sébastien d’Akrolab)

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Sébastien Walbert
Co-fondateur à Akrolab
"Le branding ça sert à s'assurer que tu vas directement transmettre la bonne image et les bonnes informations"

Notre invité

Aujourd’hui, Joseph reçoit Sébastien Walbert, fondateur d'Akrolab, pour discuter de branding et de son impact direct sur la croissance des marques e-commerce.

Un bon branding, ce n’est pas juste un logo ou une charte graphique.

C’est ce qui transforme une boutique en une marque mémorable, qui booste la conversion et fidélise les clients.

Mais encore faut-il savoir bien le travailler.

Pendant près de 50 minutes, Joseph et Sébastien abordent des points essentiels pour construire une identité forte, différenciante et pérenne.

De quoi en faire un épisode incontournable pour toute marque cherchant à se développer et à marquer les esprits !

Qu'apprendrez-vous ?

  • Sébastien & Akrolab
  • C’est quoi le branding ?
  • Les 2 composantes majeures du branding
  • Définir son identité de marque
  • Tactique VS stratégie
  • Bon ou mauvais branding ?
  • 2 facteurs d’un bon branding
  • Un projet ambitieux en branding avec Akrolab
  • La dimension émotionnelle du branding
  • Fidéliser à travers le lien client & marque
  • Transmettre son branding avec le design
  • Mesurer l’impact d’un branding
  • Quand revoir son branding ?
  • L’internationalisation & le branding

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Marque, c'est pareil en fait, tu as un temps très très court pour capter l'attention et le branding ça sert à ça, ça sert à s'assurer en fait que tu vas transmettre tout de suite la bonne image, les bonnes informations, tu vois le bon message. Bonjour, vous écoutez le podcast qui parle de e-commerce tout simplement. Une fois par mois, je reçois une personnalité inspirante de l'écosystème e-commerce français pour des discussions entre amis et sans prétention autour des sujets qui les passionnent. L'objectif décrypter des tendances e-commerce et partager des astuces concrètes pour faire cartonner votre e-shop. Je suis Joseph Aubry, cofondateur de Loyoly, la plateforme de fidélité et parrainage qui vous permet d'engager vos clients à travers plus de cinquante mécaniques. Partage, contenu utilisateur, avis client et bien plus pour augmenter votre LTV et diminuer votre CAC. Si Loyoly Talks vous plaît, abonnez-vous et n'hésitez pas à nous laisser cinq étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify pour nous soutenir. Bonne écoute. Bon, top let's go. Salut Sébastien. Salut Joseph. Hyper content de recevoir sur une thématique qu'on n'a pas l'habitude d'aborder qui est le branding. Oui. Moi, ça me m'intéresse vachement parce que je n'y connais pas grand chose, voire rien. Donc, on va pouvoir découvrir ça ensemble. Et puis l'objectif, comme d'hab, c'est donner des tips un peu activable pour les marques qui nous écoutent, les marchands qui nous écoutent. Donc avant ça, peut-être si tu veux avant d'attaquer, tu peux peut-être nous nous te présenter, nous raconter un petit peu à CROLAB, ce que ce que vous y faites. Ouais, je peux même revenir un peu sur mon parcours. Moi je suis designer de formation. Je suis arrivé, je suis monté à Paris finir mes études en deux mille. C'est là que j'ai rencontré donc à l'école Edouard avec qui j'ai fondé Akrolab à la sortie de l'école. L'idée à ce moment-là, c'était, on avait un un pseudo rêve de devenir un peu les meilleurs designers du monde. Et puis je pense qu'on s'est vite rendu compte que ce n'était pas nos réelles aspirations, qu'il y avait un volet stratégique qui nous intéressait. Et donc on est encore là dix-sept ans après, donc je pense qu'on ne s'est pas planté sur ce choix-là en tout cas. Et donc aujourd'hui, Akrolab, c'est une agence de branding. On aide les entreprises à définir et construire leur stratégie de marque et derrière à la déployer sur leurs différents outils de communication et sur les différents points de contact qu'ils ont avec leur audience. Trop bien. Probablement. Et vous faites ça depuis combien de temps On fait ça. En fait, on a eu dans l'histoire d'incroyable, on a eu un peu de deux phases, une première phase qui était, on était vraiment, avait une configuration beaucoup plus studio, donc très très design. On bossait pendant une dizaine d'années, on a bossé avec la grande majorité des grosses agences parisiennes. Vraiment en binôme créa, donc Edouard et moi, on était un peu le un team créa externalisée pour les agences. Donc on a bossé sur des sujets pub, marketing, beaucoup de publicité quand même. Et à côté de ça, pour se faire kiffer, on a quand même, on a quand même pas mal de clients et de projets dans la culture. Donc on a bossé beaucoup dans la musique, on a fait des affiches de festivals, des cover de d'albums, et caetera. Et en fait le vrai tournant, le moment où la stratégie a pris un peu le dessus, c'est le moment où on rencontre Joachim qui aujourd'hui est notre troisième associé, qui lui est arrivé avec un background beaucoup plus digital, beaucoup plus strates, plus technique. Et c'est à ce moment-là qu'on a pris la décision de de enfin pas la décision pas de quitter le le design complètement ça fait toujours partie de notre ADN, mais en tout cas de devenir une agence, d'intégrer une dimension un peu plus conseil et de valoriser notre culture, notre expertise et d'essayer d'apporter ça aux entreprises et aux marques avec lesquelles on bosse. Trop bien. Et donc pour commencer la première question que j'aurais pour toi, c'est peut-être déjà de définir le branding qui est une notion assez assez vague au final, je pense dans l'esprit de pas mal de monde. Oui. Ce serait quoi toi ta définition du branding On a on a tout enfin déjà il y a beaucoup de gens qui ont tendance à le confondre avec le marketing. Pour moi, c'est vraiment deux choses différentes. Quand on travaille sur le branding, on va plutôt s'attacher au pourquoi, au quoi de la marque ou de l'entreprise. Là aussi sur le marketing, on est beaucoup plus tactique et on va plutôt s'attacher au comment. Donc la première définition que je donnerais c'est plutôt celle-là Et du coup sur le branding, on va plutôt travailler sur une dimension de temps long. Nous en tout cas on le définit comme ça. Là où sur les actions marketing, c'est toujours du temps très très court sur lesquels on va chercher des résultats assez rapides, des actions à mettre en place très très rapides qui sont beaucoup plus tactiques. Donc là le branding c'est beaucoup plus stratégique, c'est du temps long. Avec nos clients on leur demande ouais de de se projeter réellement, de se dire ok qu'est-ce qu'on construit, où est-ce qu'on va Et donc le branding, c'est ça, c'est de manière peut-être un peu plus palpable, c'est on va vraiment chercher qu'est-ce que les gens vont ressentir et vont percevoir de la marque plus que l'intérêt qu'ils vont trouver en réponse à une strate marketing ou des actions marketing. Ok, ok, tu vois un peu plus clair. Il y a plusieurs composants du coup que tu as commencé à rapidement évoquer dans ta définition du branding. Tu vois, j'ai en tête, voilà, tu as évoqué le la raison d'être, le why, les valeurs, la mission. C'est quoi un peu les toutes les composantes finalement d'une stratégie de branding Alors, il y en a deux, deux grandes évidentes. La première qu'on appelle de manière un peu vulgaire la plateforme de marque, qui est un peu la définition simple de ce qu'on va mettre dans sa stratégie de marque et plutôt sur la partie ADN, sur encore une fois le le le pourquoi et le le quoi. Donc effectivement dans la plateforme de marque, on va travailler sur la raison d'être des fondateurs, ça tout le monde ne fait pas, mais nous on s'y attache beaucoup. Il y a il y a vraiment une dimension humaine de toute manière dans le fait de travailler sur sa brand et donc on va travailler sur la raison d'être des fondateurs, le pourquoi ils ont créé cette marque-là et puis derrière sur la vision de la marque, la mission, les valeurs fondamentales, quelles sont les valeurs que qu'on met dans nos actions au quotidien et puis derrière il y a tout un volet de positionnement de bien comprendre bien entendu son audience à qui on s'adresse, qui est sa cible privilégiée et caetera et puis comment on va se positionner la marque dans le marché, dans son marché et qu'est-ce qui fait la différence La finalité de la plateforme de marque, c'est d'être capable de constituer ce qu'on appelle nous la boussole de marque et dans ta boussole de marque, tu dois avoir à la fin de manière assez claire, formalisée et synthétisée ta vision, ta mission, tes valeurs fondamentales, ta promesse et ta différence. Et ça c'est ce qui va constituer un peu l'ADN de ta marque donc pour une fois le quoi et le pourquoi et le quoi pardon. Et une fois que tu as ça, tu peux basculer, je sais que tu dois l'aborder après, mais sur les éléments un peu plus émotionnels, c'est-à-dire comment est-ce que les gens vont percevoir et ressentir de la marque qui sont l'identité visuelle et l'identité verbale. Donc à partir de là, tu as constitué ta stratégie de marque qui n'est absolument pas figée. Il ne faut pas croire que c'est un travail, c'est un investissement encore une fois que tu fais sur le long terme, mais il ne faut pas croire que c'est un travail qui est totalement figé dans le marbre et qu'une fois qu'on a terminé, c'est bon je l'ai fait, merci au revoir. Ouais, je me dis ouais, c'est un truc qui est Ce travail, ça se nourrit, ça se continue à se construire et à s'enrichir. Ouais, ça évolue avec avec son temps et puis avec le le marché aussi les les consommateurs. Tout à fait. Et tu as parlé justement de la partie un peu identité de marque. Comment toi tu t'aides les enfin manière concrète, comment tu définis en fait ton identité de marque au départ C'est on est, c'est un peu enfin on aime bien dire que c'est un peu de la psychologie. Enfin non non, de manière ouais très méthodologique quand on travaille sur une plateforme de marque donc surtout le volet stratégique de fond et pas la forme on travaille beaucoup avec des ateliers des ateliers travail dans lesquels on en place des interviews, des exercices, on donne aussi un peu de devoirs, et caetera. C'est un travail qui va durer plusieurs semaines, qui peut être assez long, qui est difficile d'ailleurs à mesurer en termes de temps d'un projet à l'autre. Tu peux avoir des timings de de de projets qui sont complètement différents en fonction de la complexité de de du sujet, du fond à aller chercher. Mais ça se fait globalement, mais nous on dit toujours c'est c'est vraiment de la cocréation. Moi je suis vraiment là, mon rôle à moi dans dans un travail comme ça, il y en a deux, c'est que je suis là pour cristalliser, formaliser ce que ce que les les la fondatrice ou le fondateur de la marque ou les responsables de la marque ont envie de de de transmettre. Et puis on est souvent, on le répète, mais on est souvent là pour lever des doutes en fait. Nous, on se rend compte, en tout cas avec notre typologie de clients à nous, on se retrouve souvent face à des gens qui sont pleins de doutes, qui ont fait des choix, qui se demandent si c'est les bons, est-ce qu'ils les ont fait dans le bon sens Est-ce qu'il manque des briques dans la construction de cette stratégie de marque Et donc on est là pour un peu tout rebalayer, tout remettre en place. C'est pour ça que je dis, c'est un peu de la de la psycho parce qu'on va aller chercher en profondeur qu'est-ce qui, quel est vraiment l'ADN en fait, le pourquoi de la marque existe. Et c'est ça qui va permettre de de trouver l'unicité et ce qui fait vraiment la différence. Chaque chaque marque est unique et on prend aussi la, souvent la représentation, c'est un dessin que je je partage souvent, mais la marque elle est vraiment comme une personne. Donc tu peux te projeter et imaginer un personnage face à un paysage, tu vois avec un chemin sinueux vers des montagnes. Et en fait, on prend souvent cette représentation pour comprendre en fait à quel point les gens vont percevoir la marque comme une personne. Et donc on dit de manière un peu bête, tu vois que ce personnage, il a devant lui un paysage avec un objectif au loin qui peut être sa vision. Et puis le chemin à parcourir, c'est sa mission. Et puis il va porter dans son coeur les valeurs de la marque et sur son sur et il est ancré au sol par la personnalité de la marque, tu vois, c'est ce qu'il rattache au monde qui l'entoure, et caetera. Ok, donc ouais, c'est c'est un mauvais question sur justement comment tu peux définir ça donc toi pour un peu le guider justement les fondateurs, les responsables marketing qui bossent sur sur du branding, tu vas justement comparer ça donc à une personne et est-ce que donc tu disais le tu vas imaginer en gros la personne dans un environnement J'imagine ça peut différencier si par exemple le fondateur imagine son personnage. Je ne sais pas dans une villa ou dans un dans un bar ou en pleine nature. Est-ce que ça, du coup, ça donne des indications un peu sur le genre de marque que la personne a envie de de construire C'est un peu ça si si j'ai bien compris Ouais, l'environnement. Et puis les gens, les gens qui vont en fait ton ton audience ou ta cible, c'est un peu les gens que tu vas rencontrer. C'est pour ça que tu vois, c'est un peu la marque, c'est un peu cette personne qui arrive dans une soirée. Personne ne la connaît et en fait l'image que tu vas renvoyer ou ce que tu vas raconter aux premières personnes que tu vas rencontrer, les gens vont se faire une idée de de très rapide de qui tu es. Tu vois quand tu rencontres quelqu'un dans une soirée, tu vas dès les premiers échanges te faire une première idée de de de qui est cette personne. La marque c'est pareil en fait tu as un temps très très court pour capter l'attention et le branding, ça sert à ça. Ça sert à s'assurer en fait que tu vas transmettre tout de suite la bonne image, les bonnes informations, tu vois, le bon message et le voilà. Et après, dans quoi tu disais justement que les marques devaient être distinctes et être un peu unique. C'est l'objectif pour ne pas ressembler trop aux autres. Ça, ça serait quoi un peu tes tes conseils ou ton approche pour éviter quand une marque veut bosser sur son branding que ça soit une copie ou tu vois que ça ressemble trop à une autre marque C'est pour ça qu'en introduction, c'était bien que tu poses la question de bien comprendre cette différence entre la stratégie et la tactique. Ouais. En fait, nous, on voit, c'est ce dont on essaye de de de d'éduquer au maximum à ça parce que pour aller chercher de l'authenticité, pour aller chercher de de l'unicité, on a besoin de se détacher complètement du volet tactique. Donc, quand on travaille sur l'ADN de la marque, on va chercher vraiment de la pure authenticité, de la véracité. Et c'est pour ça, encore une fois, je dis ça touche à la psychologie parce qu'on va creuser en fait, on va creuser creuser parce que de prime abord, il y a souvent pas toujours, mais un peu ce volet tactique qui reprend le dessus. Oui. Tu vois, il faut mieux que je dise ça ça va mieux toucher telle ou telle personne et ça, c'est un peu plus ce que j'ai envie de dire ça. Ou alors tu as le la la déviance de, je ne sais pas, tu vois, je suis une marque cosmétique et j'ai un gros concurrent à côté de moi. Et en fait, je vais te dire que mes valeurs c'est ça parce que j'ai envie de me différencier de cette marque-là avec ces valeurs-là. En fait c'est une connerie, dis-moi clairement quelles sont tes valeurs, voilà explique-moi comment tu travailles au quotidien, comment tu les portes auprès de tes collaborateurs et caetera, c'est ça qui est intéressant. Et en fait encore une fois comme n'importe quel être humain une marque est forcément unique à partir du moment où elle est authentique et fidèle à elle-même. Ok donc ouais en fait pour être différent il faut pas forcément chercher à l'aide quoi. Exactement. Il faut chercher en fait à être soi-même et Exactement. En tout cas de ne pas mettre de tactique dedans, il faut jouer juste être soi même. Pas biaisé par ouais, mais mon concurrent, lui, dit ça aussi. Du coup, tu parlais un peu justement de différentes erreurs que les marques, elles pouvaient, pouvaient faire. Ça m'intéresse de comprendre un peu. Tu vois, pour les marques qui nous écoutent, Peut-être qu'elles vont déjà se reconnaître dans ce qu'on a déjà dit, mais aussi voilà, est-ce que tu as des signaux faibles un peu qui peuvent te t'indiquer qu'une marque a foiré son branding en gros C'est ça, c'est une grande question De savoir, tu vois, si un branding est bon ou mauvais, s'il est foiré ou pas. En fait, c'est hyper dur, je pense que de juger ça parce que je pense que ça se juge sur du temps long encore une fois. Est-ce que c'est, tu vois, c'est après un certain nombre d'années de de d'actions qui sont menées, et caetera. Tu te rends compte si la marque l'a fait avec beaucoup de cohérence et surtout l'empreinte qu'elle a laissée dans l'esprit de son public. Très clairement, tu vois, on a tous des marques en tête. Je peux te citer des marques et je fais exprès, tu vois, de ne pas citer des DNVB ou des choses comme ça parce que pour moi, elles sont trop jeunes pour se rendre compte aujourd'hui si elles ont fait un bon travail là-dessus. Mais tu vois, tu tu prends des marques, je ne sais pas Harley Davidson, Volvo, Apple, parce que c'est toujours une référence. Je pense que tu mets dix personnes autour de la table, tu leur demandes à ces dix personnes de dire ce qu'elles ressentent et ce qu'elles perçoivent de ces marques-là. Je pense qu'il y a neuf personnes sur dix qui vont te répondre la même chose. Et donc c'est à partir de là que tu dis ok, ils ont fait des tarifs, ils ont réussi quoi. Et donc c'est ce n'est pas évident de de, en tout cas sur une marque jeune, tu vois si on prend, je ne sais pas des des rebrandings qui ont fait du bruit ces derniers temps comme Deezer par exemple qui a fait un super rebranding, je te dirais que le rebranding est réussi sur la partie design. Ils ont fait un truc magnifique, vraiment unique, qui est très très bien travaillé. L'agence a super bien bossé. Après te dire si ce que je perçois de la marque aujourd'hui, c'est réellement ce qu'elle a envie que je perçoive. Ouais. C'est difficile à dire et et je serai capable de le dire à partir du moment où ouais, dans quelques mois, quelques années, j'en sais rien. En échangeant avec plein de personnes autour de moi, si je me rends compte qu'on a tous la même perception la même vision de cette marque-là, c'est qu'elle a elle a elle aura réussi tu vois. Et puis après oui tu as de toute manière c'est toujours corrélé, on élimine pas complètement le marketing parce que tu bosses sur la strate et puis derrière tu as les actions marketing qui vont venir aussi confirmer ça tu peux juger de la cohérence. C'est-à-dire tu me demandais l'erreur que font souvent les marques. Je pense que la première erreur, c'est déjà ça. C'est de, en fait à partir du moment, si tu ne sais pas qui tu es, où est-ce que tu vas, donc si tu n'as pas travaillé ces éléments de stratégie de marque au départ, ça va se ressentir forcément dans ta strate marketing derrière sur tes différents points de contact, que ce soit ton site e-commerce, tes emails, tes réseaux sociaux, et caetera. Tu vas avoir tout de suite le manque de cohérence et on voit énormément de marques qui font un super taf par exemple sur le social média. Et tu arrives sur leur site derrière, il y a un effet un peu déceptif où tu retrouves pas forcément la prolongation de cette expérience ou tu vas recevoir un mail parce que tu t'es inscrit à la newsletter et puis d'un coup tu as lu ton devoir ou enfin tu vois l'identité verbale qui complètement différente ou tu ne retrouves pas forcément la même qualité. Donc déjà je pense que la base du truc et on voit sur les marques qui marchent aujourd'hui sur les pure players ou même des enfin en tout cas des marques D to C ou des DNVB, c'est déjà cette cohérence. Déjà de mettre cette cohérence globale. Après c'est dur, ça c'est beaucoup de travail, mais le travail qu'on fait nous sur le branding, c'est le socle en fait de tout ça et ce qui te permet, tu vois tout à l'heure je disais lever les doutes et c'est aussi te donner un guide line, c'est-à-dire une route à suivre qui est très très claire. Nous, c'est ça notre objectif. Ok, hyper clair. Et justement, tu parlais des marques que tout le monde connaît finalement, qui t'évoquent tout de suite quelque chose de très fort quand tu penses à des Apple, des Nike, des marques comme ça. C'est quoi un peu les facteurs similaires, tu vois, dans chacune de ces marques qui font que tout de suite, en fait, ça reste, c'est un ADN qui est très, très propre en fait à eux. Tu vas sûrement répondre à l'authenticité comme tu l'as dit au départ, mais tu vois de manière assez terre à terre. C'est quoi un peu les éléments sans forcément parler que du branding, mais là plutôt peut-être sur le design, le marketing et tout ça qui permettent vraiment à des marques d'être d'être cent pour cent uniques en fait en leur genre. Effectivement tu mets là il y a l'authenticité ça c'est clair aujourd'hui les les pistes peuvent être un peu brouillées parce qu'il y a, avec l'arrivée des réseaux sociaux, tu as forcément une notion d'incarnation aussi qui est arrivée, qui bouleverse un peu de personal branding, et caetera, qui bouleverse un peu les codes. Mais si on reprend ces marques-là, alors de toute manière, tu as les marques que j'ai citées, que ce soit Apple, effectivement Nike ou Harley Davidson et tout, Patagonia, tu vois si on prend une marque, un peu plus récente, mais tu as des fondateurs qui sont forts. Tu as toujours une figure de proue, même qu'elle soit très présente ou pas présente, mais en tout cas, tu vois bien que la marque est le reflet parfait de de de ses fondateurs et ça c'est indéniable. Je pense que c'est la recette de base et encore une fois ça ça a fait écho à ce que je te dis sur la la l'authenticité, le fait que ce soit totalement fidèle à ses fondateurs. On ne peut pas, c'est difficile de tricher. En tout cas, si tu veux construire une marque pérenne qui va durer dans le temps à laquelle les gens vont s'attacher, je pense que tu ne peux pas tricher. Les gens ne sont pas dupes. Ouais, c'est ça. Et c'est pour ça encore une fois que je dis la tactique c'est bien parce que ça les éléments tactiques ils sont indissociables du branding c'est ce qui va te permettre d'aller toucher les bonnes personnes et la façon dont tu les touches le le le message ou la vision que tu vas apporter ne peux pas tricher. Ouais, c'est peut-être ça aussi une des évolutions du branding par rapport à avant. C'est que maintenant, comme tu as beaucoup plus de canaux, finalement, tu parlais des réseaux sociaux. Au final, c'est peut-être encore même plus dur qu'avant de garder une cohérence entre tout ça. C'est un bourbier. Nous, on avait schématisé, on s'est dans un pitch, enfin on fait pour présenter ce qu'est le branding à nos à nos clients. On l'a fait aussi dans start-up et des incubateurs et tout. On a schématisé un peu ce qui était les points de contact il y a trente ans et c'est les points de contact aujourd'hui. Et c'est c'est c'est un c'est un bourbier. C'est c'est hyper compliqué. Enfin c'est clair. On le dit toujours, tu vois les les les marques avec lesquelles on bosse, on leur dit ouais, vous arrivez à une période qui est hyper intéressante parce que vous avez des outils, mais la démultiplication des outils vous complexifie vachement le travail aussi. Après, tu peux émerger beaucoup plus facilement, beaucoup plus rapidement, enfin facilement, je ne sais pas, mais en tout cas plus rapidement. Mais c'est compliqué, aller chercher cette cohérence quand avant tu travaillais sur cinq, 6 points de contact et qu'aujourd'hui tu en as une vingtaine, ce n'est plus le même travail. Oui, c'est ça. Et justement, est-ce que tu pourrais nous parler d'un projet assez ambitieux sur lequel vous avez bossé avec Acrollable sur du rebranding Ouais, tous les projets sont ambitieux à partir du mois. Oui, tu vois dans dans dans cette optique où tu vas chercher vraiment en profondeur à trouver ce qui va rendre la marque unique, ce qui va la différencier, ce qui va faire que les gens vont adhérer ou en tout cas vont se reconnaître parce que c'est plutôt ça le sujet, vont se reconnaître dans les valeurs de la marque et caetera, c'est, tu n'as pas envie de te planter encore une fois tu tu postes des fondations sur pour pour un temps long et pour plusieurs années. Donc nous, on on prend ces projets, tous les projets sont ambitieux. Pour preuve, c'est qu'on on travaille sur peu de projets en branding. Alors à quoi l'arbre on est une petite agence, c'est moi qui accompagne les marques sur ces sujets-là. Mais tu vois moi je me refuse à travailler sur deux sujets en même temps parce que tu as besoin de te mettre vraiment en immersion, de bien comprendre, et caetera. Tous les projets sont sont ambitieux. Là, on sort d'un projet qui a été particulièrement ambitieux parce que non pas par la taille de la marque, parce que c'est une marque, c'est une jolie marque, c'est une marque de thé parisienne, mais très ambitieuse parce que le le l'idée, la philosophie de la création de la marque de du point de vue des fondateurs est très poussée, voire philosophique. Donc là tu vois on était très très loin des leviers tactiques, et caetera et il y a quelque chose, il y avait quelque chose de vrai des des des gens qui sont extrêmement cultivés et donc c'est aussi ça qui est enfin moi qui me qui me fait kiffer et que j'adore dans ce métier-là, c'est que en fait tu t'adaptes vachement aux gens que tu as en face et il faut te mettre au niveau sur différents sujets. Donc là tu vois sur ce projet-là, il a fallu que je lise des bouquins, que je me plonge un petit peu. Alors déjà dans l'univers du thé que je ne connaissais pas forcément, tu ne fais plus ce café. Donc tu as aussi ça de bien comprendre le produit, de de comprendre à quoi il sert, à qui il s'adresse, pourquoi, en quoi il est différent. Donc tu as toute la dimension produit qu'on qu'on exclut parfois à tort du sujet branding. Le produit est toujours au coeur de toute manière du sujet, c'est la mission. Mais ouais, donc tu as des projets comme ça où il faut vraiment se plonger déjà dans l'univers produit et puis derrière dans l'univers, la culture des fondateurs et avoir être capable d'avoir un peu de répondant, de leur apporter aussi de de d'enrichir cette culture-là aussi donc d'aller faire des recherches. Et donc tous les projets, ouais il y a tu vois ce projet de thé là avec quelque chose de de très philosophique autour du du bien-être, du du temps pour soi, et caetera, qui qui était un projet hyper intéressant. Et puis après, tu as des projets avec une dimension un peu plus commerciale. On a les surtekmilla par exemple qui est un projet qui était un projet hyper ambitieux parce qu'ils arrivaient dans un, ils arrivent dans un environnement très très fortement concurrentiel déjà et qui a une dette de confiance qui est très très lourde, l'assurance c'est compliqué et ils arrivent dans ce cet univers-là avec la volonté de de de révolutionner en tout cas de bouleverser le monde de l'assurance. Donc là c'est pareil tu vas te creuser c'est c'est différent de la marque de thé mais tu vas là t'attacher plus à te tourner vers les consommateurs, vers leurs clients, essayer de comprendre quelle est la relation qu'ils ont avec avec l'assurance, pourquoi ça ça pêche à certains endroits, qu'est-ce qui manque concrètement, tu vois quelle est la pièce du puzzle qui peut manquer pour rétablir cette dimension de confiance Donc voilà, chaque projet est ambitieux et différent. Franchement, il y a il y a il y a j'ai j'ai pas eu, j'ai jamais eu deux projets similaires Ouais. Qui est constitué à chaque fois d'un environnement différent, d'une cible différente, de de valeurs différentes, de fondateurs, fondatrices différentes. C'est c'est chaque projet complètement ambitieux en fait, enfin tu es obligé de faire une ambition dans dans tous les projets que je crois qu'il arrive. C'est clair, c'est un bon un bon mindset, je trouve. Et maintenant j'aimerais bien qu'on parle un peu de la dimension émotionnelle du branding. De quelle manière ça se traduit justement donc là on est peut-être un peu plus sur comme tu disais traduire la stratégie de branding et de l'authenticité en un plan, une tactique marketing pour faire ressortir de manière cohérente sur tous les canaux cet aspect là et créer un lien émotionnel parce qu'on sait qu'aujourd'hui on achète via une émotion et c'est après qu'on va se rassurer de manière plus rationnelle. Mais c'est plutôt dans ce sens là, j'imagine. Comment, du coup, toi, t'intègre cette dimension là qui, aujourd'hui, je pense, est hyper importante, peut être encore plus qu'avant ou avant de t'acheter des fonctionnalités, t'achetais parce que tu avais besoin d'un truc. C'est vrai qu'aujourd'hui, tu n'as pas forcément besoin de tout ce qu'on retrouve aujourd'hui sur Internet, mais ça te, ça te fait kiffer, donc tu vas l'acheter. Je suis curieux de voir un peu ta vision des choses là-dessus. Ouais, puis tu as énormément, enfin tu as du choix quoi. Tu as beaucoup de choix. Ouais, la dimension émotionnelle, c'est le sujet un peu à la mode en ce moment, on voit partout connexion émotionnelle et cetera. Mais c'est vrai, enfin c'est c'est très très vrai. En fait, encore une fois, une fois que tu as défini qui tu es, ça te permet de savoir à qui tu vas t'adresser. C'est-à-dire en gros, à à auprès de qui ton message, ta vision, ta mission ou tes valeurs vont raisonner. C'est pour ça que ce travail en amont, il est hyper important parce que si tu ne sais pas qui tu es, tu vas avoir du mal à comprendre auprès de qui ça va raisonner. Donc une fois que tu as défini qui tu es et le message que la vision que tu portes, tu vas définir auprès de qui ça va raisonner. Donc c'est à partir de là effectivement que il y a une dimension un peu plus tactique qui va rentrer en jeu pour savoir où est-ce que tu vas toucher ces personnes-là, de quelle manière, et caetera. Bien entendu, alors la connexion émotionnelle, elle se fait sur ce que les gens vont percevoir et vont voir de la marque. Donc là, on parle vraiment de l'identité visuelle et verbale. Ton identité visuelle, bien entendu, c'est ton logo, ton territoire d'expression, et caetera, visuel, donc ta charte graphique, de la façon dont s'exprime la marque de façon visuelle et puis le l'identité verbale, c'est ton ton de voix, la façon dont tu t'adresses à ta cible, les mots que tu vas choisir, donc c'est très sémantique, et caetera. Et effectivement, c'est ça qui va créer une résonance émotionnelle. Après la connexion émotionnelle elle est beaucoup plus complexe que ça parce que tu peux avoir des marques qui vont avoir une connexion émotionnelle qui va toucher au souvenir tu vois à des points comme ça parce que j'en sais rien tu auras une bonne maman. Exactement quand ils font le truc de de de avec leurs produits personnalisés donc ça c'est là ils utilisent des codes un peu tactiques pour générer de l'émotion donc ça effectivement tu peux faire de la tactique autour de ça et puis après tu as des marques émotionnelles parce que enfin qui vont enfin avec qui tu vas créer avoir une connexion émotionnelle parce que j'en sais rien tu tu tu par exemple la première paire de baskets que tu as rêvé d'avoir et que tes parents t'ont offert, tu vois, on a grandi, on est une génération de de de la sneakers, de la basket. Je pense qu'on a tous eu à ce moment, à un moment donné, enfin pas tous, mais mais beaucoup de gens à l'école primaire, le rêve d'avoir ta première paire de je ne sais pas de Airmax, de Jordan, d'Adidas ou de je ne sais pas quoi et en fait c'est quelque chose qui reste. C'est qu'aujourd'hui on le voit de toute manière quand tu demandes aux gens de te citer une marque de basket, c'est dans la majorité des cas, c'est très souvent la première paire qu'ils ont eu, en tout cas la première paire qu'ils ont désiré et qu'ils ont rêvé d'avoir. Tu vois la connexion émotionnelle, elle est là. Donc ça, ça ne se maîtrise pas toujours. Le branding, le marketing, c'est des outils qui vont te permettre de la générer, de t'assurer de le de pouvoir le faire. Après, oui, tu as des aspects tactiques comme tu disais bonne maman ou tu as des marques qui vont jouer sur des codes. On en a vu pas mal émerger ces dernières années, je ne sais pas et moi et moi, Mathilde Cabana, toutes ces marques qu'on considère un peu ou Cézanne qui sont des love brand, même si on n'aime pas trop ce mot-là, mais qui en tout cas, ouais, ont dans leur tactique de communication, toujours essayé de trouver le bon mot, le bon message, la bonne accroche, le bon produit qui va permettre de générer un peu d'émotion. Ok. Et justement, donc c'est intéressant de tirer un peu le fil de l'émotion jusqu'à la fidélisation. Tu parlais du souvenir. Comment justement, j'imagine que plus dès le départ, tu fais un impact fort, tu crées une émotion et ton authenticité ressort tellement que du coup, tu arrives à rester marqué dans l'esprit des gens qui le voient mais après est-ce qu'il y a d'autres choses aussi qui permettent de fidéliser vraiment à travers ce lien que tu as pu créer au départ qui peuvent être employés par des marques aujourd'hui. Ouais, je pense, je résumerais ça en ne jamais décevoir. Est-ce que tu as vraiment ce truc de effectivement tu captes l'attention au départ, tu crées une connexion derrière, c'est-à-dire une fois que tu as capté l'attention, tu crées la connexion. Alors attention, c'est c'est un travail, ça aussi on a tendance à penser aujourd'hui avec des leviers de de d'activation, d'acquisition, et caetera qu'on peut faire ça facilement. On a tendance à oublier que pour convertir un prospect en client en moyenne, il faut 6 à sept points de contact. Donc c'est énorme en fait. Tu vois, on croit souvent quand on bosse sur de la quise, et caetera que ouais, vas-y, je vais lancer des aides et puis je vais convertir tout de suite. Mais non, en fait, ton temps. Une fois que tu as capté l'attention, tu as créé cette connexion, ensuite tu arrives à convertir. En tout cas, c'est l'objectif. C'est d'ailleurs souvent tu vas en parler d'e-commerce tout à l'heure, c'est nous de notre point de vue, c'est souvent le défaut des marques, c'est qu'ils considèrent l'e-commerce comme un outil et ils oublient de mettre un peu de la marque là-dedans parce qu'en fait dans ta stratégie d'acquisition, ton ton, le commerce en tout cas sur le digital si on parle vraiment que digital là pour simplifier le truc mais c'est un peu on pourrait dire de la boutique physique c'est la destination finale c'est le le au début tu pars de du premier point de contact et ton objectif c'est d'emmener de de ton prospect jusqu'à ta boutique pour qu'il achète et donc le convertir derrière. Et donc dans toute cette expérience là, il faut que la marque elle soit présente, il faut que tu constitues et que tu renforces cette connexion et c'est hyper important. Et une fois que tu as réussi à le convertir, il faut que cette expérience, tu continues à la prolonger et que l'utilisateur ne soit jamais déçu. C'est-à-dire à partir du moment où tu l'as convaincu que ton produit était le bon, qu'il va lui apporter telle ou telle valeur ou qui va lui apporter le fait de se sentir mieux pour telle ou telle raison. À partir de là, c'est bien, tu tu tu as réussi à lui vendre du rêve et faire en sorte qu'il ait envie d'acheter, mais derrière, il faut ne pas le décevoir. Je trouve que la la première des choses, c'est de se dire ok, comment je fais pour ne pas le décevoir Le premier truc, c'est la cohérence. Encore une fois, c'est que si derrière tu manques complètement de cohérence dans la façon dont tu es, sur la relation que tu as créée avec lui, si d'un coup cette relation, elle devient complètement incohérente parce que tu as perdu le fil, et caetera, ça va être quand même compliqué de le garder et puis après derrière ouais tu as toutes les tactiques marketing de fidélisation tu peux bien mieux que moi sur comment tu fais pour réactiver pour garder une relation forte et et de la montrer de la considération je pense que c'est c'est ça tu vois c'est hyper important. Ouais carrément et ça me fait tout de suite quand tu parlais ça me faisait penser typiquement si tu es une marque de sport et que tu es qui ont tu les fais attendre à la caisse et que ce n'est pas rapide du coup là ça fait chier du coup ce n'est pas courant comme décathlon par exemple c'est ultra rapide et du coup sans te rendre compte en fait tu es dans une cohérence même jusque dans l'expérience client même jusque quand tu veux retourner tes produits c'est aussi assez efficace rapide. C'est du branding, c'est du branding parce que c'est la relation encore une fois entre la marque et son client et son consommateur. Tout ça, c'est du branding. C'est vrai qu'on n'y pense pas de prime abord, mais c'est hyper intéressant. Et donc, je pense qu'on a bien compris que le branding, ce n'était pas juste refaire son logo. Ça, je pense que c'est clair maintenant. Mais quand même, la partie design, c'est ça reste important dans la stratégie de branding. Toi justement, comment tu définirais un peu toutes les toutes les étapes niveau design pour retranscrire du coup ta marque dans ton packaging, tes visuels. C'est quoi un petit peu les tips là dessus Nous, on a une, tu veux dire, je peux te parler de notre méthodologie. On met déjà de la stratégie à ce niveau là. Ce qui est hyper important pour nous, c'est de définir au départ des piliers, c'est-à-dire des piliers stratégiques. Ok. Une fois qu'on a fait ce travail de de de en amont, donc la plateforme de marque que nous on préfère appeler Resi ou ça une story, tu vois, c'est c'est plutôt une histoire qu'on va raconter puisqu'à la sortie, tu vas en faire un storytelling ou tu vas avoir, en en écrire un manifeste autour de tout ça pour que ce soit mis en forme de manière un peu sympa et une fois qu'on a ça, on se dit ok le le job sur l'identité visuelle c'est qu'elle c'est que ça réponde que ça permet de de encore une fois de dans la perception et dans le ressenti qu'on qu'on ait bien les bons ingrédients et donc pour ça on va définir un cadre stratégique donc des piliers autour justement de la perception et du sentiment. Donc qu'est-ce qu'on a envie que la personne perçoive la marque et qu'est-ce qu'on a envie qu'elle ressente au contact de cette marque-là. Et donc ça, c'est ce qui va nous permettre de constituer le brief créatif et de travailler correctement derrière à l'élaboration des différents éléments qui constituent l'identité visuelle et verbale de la marque. Donc sur l'identité visuelle, encore une fois logo, typographie, couleur, tous les assets de marque qu'on va développer encore une fois en fonction de son ADN. Donc on va faire des choix aussi de se dire ok, on a envie de transmettre telle chose, telle émotion, telle valeur. Est-ce qu'on doit le faire par l'illustration Est-ce qu'on arrivera mieux à le faire par la photo Voilà, c'est là où il y a un peu de tactique aussi forcément de dire voilà, quelle est le la meilleure façon de le faire Le logo, c'est un truc qui a été vachement négligé ces ces dix quinze dernières années. Je vous fais un truc, il y a des gens qui en parlent mieux que moi, des des des je pense à Thierry Brainfo par exemple de de BaseDesign qui a fait énormément de conférences là-dessus sur un truc qu'il a même nommé le blending tu vois c'est ça. C'est quand même. Cette idée que aujourd'hui on a la majorité des marques se ressemblent en fait et elles cherchent pas forcément à se différencier. Ça, c'est c'est, pour nous designers, c'est triste en fait de de voir des des marques émergées avec des logos qui sont simplement un choix de typo. Et donc finalement, tu vas avoir cinquante marques dans la cosmétique, utilisent les mêmes codes, la même typo, les mêmes couleurs, les mêmes trucs, alors qu'ils ont un fond, un ADN qui est complètement différent avec des valeurs différentes et caetera. Donc c'est que ouais à un moment donné il y a eu un raté dans comment je retranscris ça visuellement et encore une fois tout à l'heure je te disais là l'erreur qui est souvent faite c'est cette erreur de mettre la tactique avant la la avant de considérer sa propre stratégie et en fait c'est de par la tactique tu vas te dire ah bah ouais je veux ressembler à respire je veux ressembler à une qui ressort beaucoup et ouais c'est le piège. Clairement c'est le piège parce qu'en fait tu vas faire des choses sans y mettre de cohérence, d'authenticité et c'est dommage. En fait le la question ça devrait pas être en fait j'ai envie de ressembler à Bottle ou Respire. C'est plutôt comment je fais pour avoir le même impact en fait sur mes utilisateurs, sur les prospects, sur mes clients que ces marques là. Et en le faisant à ma manière, c'est un peu ça, j'imagine. Ouais et encore une fois quand tu entends parler, le fondateur de de typologie par exemple quand tu l'entends parler, tu comprends pourquoi la marque ressemble à ça. Alors c'est c'est c'est pas évident parce que c'est une marque qui est très très minimaliste avec des codes très épurés et caetera, mais en fait quand tu l'écoutes parler et tu l'écoutes comment il a imaginé concevoir ses produits, comment il enfin tu vois quelle était sa promesse autour de ses produits le fait de constituer des produits cosmétiques avec un minimum de de de d'ingrédients, et caetera. En fait, tu le retrouves naturellement dans dans dans l'image de marque. Et puis tu retrouves sa culture aussi. C'est un gars qui est passionné de design, d'architecture. Quand tu vois l'image de Tiporgi, tu dis ok, c'est fidèle à ce qu'il est, à ce qu'il a envie de porter. Et en fait, du coup, ça l'aide, lui, à déjà d'une part, à transmettre ça à ses équipes parce que ça, on en a peu parlé, mais c'est aussi ça, ce sujet-là, c'est que tu vas le travailler de ce type. Alors tu peux impliquer toutes les équipes, enfin une grosse partie de l'équipe dans un sujet de branding, ça peut être intéressant, mais aussi compliqué parce que du coup, les voix se confondent, et caetera. Mais en tout cas, il y a un vrai sujet de dire ok, ce que ce travail là qu'on va mener, derrière, il va te servir non seulement, bien entendu, à t'adresser mieux à la bonne cible avec encore une fois les bons messages, et caetera, mais il va, ça va aussi t'aider à deux choses hyper importantes, c'est t'assurer que tes équipes, tes collaborateurs, tes collaboratrices perçoivent bien quels sont les enjeux stratégiques de la marque, ce que tu as envie de porter et comment ils vont devoir travailler eux sur leurs différents sujets à porter cette voix-là. Et puis derrière à tirer des talents aussi parce que quand tu as une cohérence, on n'a pas parlé, ce n'est pas le sujet aujourd'hui, mais ça te permet aussi de développer une marque employeur qui est cohérente, qui résonne, qui rayonne, et caetera. Ouais carrément, ok. Et je me posais un peu une question, je pense, qui est un peu un peu tricky. Tu as commencé un petit peu à y répondre mais c'est concrètement comment tu une fois que tu as fait ton rebranding tu mesures. Est-ce que ça a marché Est-ce que ça n'a pas marché Ça c'est un peu la grande question. Ouais c'est de prime abord, ce que je t'ai dit tout à l'heure, c'est qu'on est sur du temps long, donc tu vas améliorer plutôt dans le temps l'impact que ça a eu sur tes consommateurs, sur ton audience, c'est ce qu'ils ont bien compris. Après, il y a des façons quand même de le faire de manière plus rapide avec des études, tout simplement. Il y a des agences qui sont spécialisées là-dedans, qui font des études conso, qui vont appeler des conso, leur poser des questions et caetera. Alors tu peux le faire en échange de dotation et caetera, mais donc tu as des façons quand même de le mesurer assez rapidement en soi, tu vois, tu peux faire des études de notoriété pour savoir si sur des sujets de, sur des des études de perception, donc il y a des études. Après ça coûte assez cher. Tu vois des des la petite DNVB qui démarre même qui a une belle croissance et tout, elle n'a pas, elle n'a les moyens de se payer une étude comme ça parce que c'est un travail quand même de de grande ampleur quoi. Ça coûte combien par exemple une étude pour aller juste mesurer déjà le le le branding pour une marque, je ne sais pas on va, si on rentre dans les chiffres tu vois un un un Ouais j'ai pas tendance pour une marque qui fait entre cinq cents cas et et trois millions de de chiffre d'affaires, qui, je pense, est un peu la grosse majorité des des marques des NVB notamment. Un projet de branding, c'est déjà un gros investissement. Tu dois lâcher un paquet de réseaux quand même pour te lancer dans ce projet-là, sachant que derrière, tu sais que ça va avoir un impact sur ton image globale donc généralement tu as une refonte de site, tu as une nouvelle ligne édito sur ton social media potentiellement une nouvelle dimension de d a photo, vidéo et caetera donc c'est quand même un investissement très très lourd. Ouais, c'est clair. Mais ce ce serait intéressant. Aujourd'hui, ces études conso ou les études dont on on a des partenaires qui font ça, on voit que c'est c'est, ils ils s'adressent une cible qui est plutôt du grand compte, qui est en tout cas sur la marque produit GMS, et caetera. Ce serait intéressant qu'il y ait des acteurs un peu plus accessibles, je pense, qui arrivent sur le sur le marché. Ouais, et c'est vrai qu'après, on voit que c'est ouais, ce marché est pas mal bousculé avec des dind b b comme une Bottle par exemple. Et aujourd'hui ceux qui font le taf sur ces sujets-là, je pense que c'est les plutôt des data analysent qui vont, qui analysent ton ton ton, qui mesurent ton acquisition, ton SEO, et caetera. Et ça peut passer par la fois. Ouais, ouais. Genre, c'est des sujets que je maîtrise un peu moins, encore une fois, qui sont très tactiques. Ouais, ouais, non, mais c'est toujours intéressant pour les marques de voir un petit peu voilà comment ça peut leur coûter de revoir tout leur branding, tous les impacts que ça peut avoir, comment, comment ça peut coûter aussi de mesurer l'impact une fois que le branding a été effectif, même s'il faut quand même attendre un minimum de temps entre les deux pour que ça puisse s'imprégner dans le dans l'esprit des uns et des autres. Écoute très cool, je pense qu'on a fait un bon tour, ce qui peut être intéressant peut-être pour finir, c'est ce que je demande souvent si voilà pour une j'aime bien différencier un peu d'un côté des marques qui se lancent et d'un autre côté des marques qui sont déjà un peu établies et tu vois qui veulent justement revenir à une dimension un peu plus pure player ou en tout cas digital pour chacune de ces catégories. Ce serait quoi des conseils en synthèse un peu en mode bullet point pour une marque qui veut revoir son branding. Donc vraiment pour une marque qui se lance en deux mille vingt-quatre, si elle veut revoir son branding, c'est quoi les questions à se poser peut-être pour savoir si c'est le bon moment de le faire et de la même manière pour une marque plus établie d'avoir ton contenu. Pour une marque qui se lance, mon conseil, c'est de le faire. Tu vas te simplifier la vie, mais il y a un point, enfin tu vois encore une fois sur ce truc de ne pas avoir de doute sur les actions que tu mènes, d'être un peu drivé par quelque chose. Alors bien sûr, il faut, nous, c'est important quand on bosse sur un, il faut qu'il y ait une adhésion totale de de des fondateurs ou des fondatrices parce que derrière ça ne marche pas sinon. Donc là aussi, on demande beaucoup d'authenticité, de cohérence, de se dire ok, il faut qu'il y ait qu'il y ait vraiment une adhésion, une excitation autour du fait de de porter ce ce cette stratégie-là, c'est hyper important. Donc ouais quand tu montes ta marque, ce n'est jamais trop tôt pour s'en occuper. Même si tu le fais de de peut-être de manière un peu légère au départ parce que tu n'as pas l'expérience, tu n'as pas le recul, tu lances un produit, tu n'as même peut-être pas ton ton produit market fit tu vois tu ne sais même pas si ton produit il va feater avec tel, mais le faire ce n'est jamais perdu et donc tu peux faire ce que ce qu'on appelle des fois un un tu vois un minimum branding, tu vois un petit truc au départ, mais déjà d'avoir une base, une stratégie, fais de, voilà, ne travaille pas juste ton identité visuelle, ne fais pas juste des beaux packaging, attache-toi un peu à à à comprendre quel est le fond de de ton projet, ta cible, comment tu vas encore une fois créer une connexion avec elle pour pouvoir déjà produire dès le départ quelque chose qui soit intéressant et cohérent et qui va capter un peu l'attention. Et je pense qu'aujourd'hui, de toute manière, c'est, ça devient vraiment indispensable de faire ça parce que si tu veux émerger dans ton marché quel qu'il soit sur le digital tout est tellement saturé qu'il faut arriver tout de suite avec quelque chose d'unique et de différent. Pour une marque qui se lance, c'est ça. Et pour une marque qui est plus établie, le rebranding, c'est toujours un sujet puisque justement généralement, on a démarré avec quelque chose ou un peu bricolé ou parce qu'on a un pote qui a un petit studio qui est freelance ou machin, qui nous a fait une identité visuelle, quelque chose sur lequel on ne s'est pas forcément attaché au fond et puis encore une fois, il y a des apprentissages sur les premières années de de du développement de la marque et donc il y a forcément un moment le devient un sujet et dans la plupart des cas en fait les, je pense que les les les dirigeants le ressentent. Ils sentent bien qu'il y a un truc quelque part, tu vois, ils ont des difficultés sur, il y a des qui qui se font ressentir sur certains points de contact où ils n'arrivent pas à craquer le truc. Ils ne comprennent pas pourquoi, je ne sais pas, ils ont un coût d'acquisition qui est qui est qui est complètement déconnant ou ils n'arrivent pas à un taux de conversion qui n'est pas bon, donc voilà. Qui se qui se rajeunit pas ou qui se Ouais ou alors des des sujets un peu plus design où ils ne savent plus trop est-ce que j'ai la bonne image, est-ce que ça me plaît vraiment. Donc voilà, c'est souvent un un ressenti. Et après, il y a il y a des dirigeants qui ont une culture de ça et qui arrivent tout de suite à se dire oui, il faut que je l'active et puis d'autres qui ont plus de mal parce qu'encore une fois des doutes. Mais je pense que de toute manière tu as des indicateurs clairement et encore une fois qui peuvent venir autant de la data que de problématiques de communication ou de choses comme ça. Donc tu as des indicateurs qui sont des petits warnings qui te disent tiens là tu n'arrives pas à toucher ta cible correctement ou en tout cas quand tu la touches ça te coûte hyper cher et ce n'est pas normal ou tu ne dois pas avoir les bons messages ou tu ne dois pas. C'est warning là généralement qui déclenchent le truc de se dire il y a un besoin et puis après tu as d'autres sujets qui peuvent déclencher un besoin, une croissance forte avec aussi le besoin de staffer et donc là aussi de tu vois le le le besoin de de pouvoir on border correctement tes équipes et caetera avec encore une fois la bonne stratégie, les bons messages pour t'assurer que ce qu'ils vont faire derrière, c'est cohérent, efficient, et caetera. Nous, ça, c'est un sujet et puis un sujet qu'on voit de plus en plus parce qu'on n'est plus, on sort de la période Covid et qu'il y a beaucoup encore une fois d'acteurs sur le marché et notamment surtout sur les pure players, c'est l'internationalisation. Ouais. Il y a un vrai sujet. Ouais. Tu vas être serein que ton nom déjà. Ton ton ça peut remettre en question énormément de choses. Ça peut remettre en question ton nom, ça peut remettre en question ton image. Tu vas dans la cosmétique par exemple aujourd'hui adresser, le marché américain est quand même assez similaire au nôtre avec des codes différents, bien sûr les commerciaux, mais adresser le marché asiatique, par exemple pour une marque française, il y a un vrai sujet de branding dans le sens inverse d'ailleurs, mais il y a un vrai vrai sujet de branding. Et donc là où tu peux avoir pas une double stratégie, mais tu peux avoir besoin de refondre un certain nombre de choses pour adresser ce marché-là par exemple. Ouais ouais. Et qu'on entend souvent, ouais, il faut tout de suite penser international, ta marque et tout. Après, ce que je me dis, c'est que d'un côté, si tu fais ça dès le départ, tu ne vas pas forcément parler du coup à ceux à qui tu vends les premiers jours. Il vaut peut-être mieux du coup faire un truc vraiment cent pour cent ce que tu es, ce que tu penses, à qui tu t'adresses, quitte à refondre quand tu veux passer la next step ou créer des filiales qui sont des branding pas totalement différents, mais des noms différents, des choses, des choses comme ça. C'est très complexe l'internage de l'internationalisation. Tout bien, on le voit, les marques françaises qui marchent à l'international, c'est celles qui bénéficient d'une culture et d'une réputation. C'est le luxe en fait, la principale, le principal secteur des marques qui fonctionnent à l'international, enfin le luxe ou l'industrie. Mais bon, sur des marques, là, on parle un peu plus de marques sexy, et caetera. Donc on peut parler un peu plus de luxe. Le luxe bénéficie de la culture française, de d'une crédibilité, d'une histoire, et caetera. Et donc eux ont beaucoup moins de mal à les toucher internationales. Là, ça va être intéressant de voir des marques françaises sur de la cosmétique, donc des TNVM, notamment, qui vont commencer à adresser le marché international. Et ça va être intéressant de voir si ça prend, si ça marche concrètement ou pas. Tu vois, fois, elle est adressée. On ne se rend pas compte en fait, nous, la France, si on ne va pas aux États-Unis par exemple et qu'on ne s'immisce pas, en fait, toutes les marques, déjà il y a énormément de Copycats, il y a énormément de marques françaises qui sont nées de de d'inspiration américaine. On se rend pas compte qu'en fait nous on est dans notre truc, on regarde notre truc et tout donc on a notre écosystème de marques ouais cosmétiques, mode, textile, basket machin. En fait aux États-Unis ils ont la même chose. Donc toi tu arrives dans ce marché-là qui est déjà ultra saturé comme il est en France, comment tu te fais une place au milieu de tout ça Tu vois Qu'est-ce qui fait encore une fois que tu es différent, que c'est intéressant Surtout qu'après tu as des sujets de bien entendu de marge parce que les transports, et caetera, les écoresponsabilités et tout, mais ouais, c'est c'est donc l'internationalisation, c'est un truc qui remet en question beaucoup de choses qui est hyper intéressant. Et ça, moi, mon conseil, c'est de dire attention, il ne faut pas essayer d'y aller trop tôt. Il faut un peu de, en tout cas, on le voit nous, côté marque, il faut un peu de de bouteilles pour pour être prêt à y aller. Ouais c'est clair et puis un peu de cash aussi. Est-ce qu'il faut aider du cash bien entendu. C'est sûr ok. Bon ben cool on va suivre tout ça avec attention et puis pour finir où est-ce qu'on peut te retrouver et c'est quoi un peu tes tes actus en ce moment si tu en as à nous partager On n'est pas très très visible, mais bon sur LinkedIn, en tout cas à toutes les personnes qui veulent me me me contacter, c'est avec grand plaisir. Et puis les actus, il y a des choses qui arrivent intéressantes. Essayer de continuer à faire ce qu'on fait, le faire du mieux possible. Et puis développer un certain nombre de choses qui arriveront bientôt. Trop bien. Hâte, hâte d'avoir ça après ce teasing là. Et puis, écoute, trop cool. Un grand merci d'être passé. C'était top. J'ai appris plein de trucs. Merci à toi. Voilà, si vous êtes en train de nous écouter et que vous êtes une marque qui veulent revoir votre branding ou en tout cas comprendre un peu toutes les toutes ces idées clés. N'hésitez pas à Sébastien sur LinkedIn. Merci. Merci, ciao. Merci d'avoir écouté cet épisode de l'Oyally Talks jusqu'au bout. J'espère qu'il vous a plu et que vous avez trouvé plein d'astuces à tester pour votre marque. Si c'est cas, abonnez-vous pour ne pas rater le prochain. Parlez-en autour de vous et laissez-nous une note cinq étoiles sur Apple Podcast, ça nous aide beaucoup. Enfin, si vous avez besoin d'augmenter votre LTV, n'hésitez pas à me contacter sur LinkedIn ou sur notre site Loyoly.io. À bientôt.

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